03/07/2012

Les pervers ne sont pas narcissiques

« (...) Parlons d'un point essentiel : les pervers ne sont pas narcissiques, mais amorphes. En termes courants : similaires à des avortons. En quoi est-ce important de le comprendre ?
  1. Il y a un problème d'exactitude : les pervers ne sont pas narcissiques. Au mieux, et si l’on voulait être exact, il faudrait dire qu’à un certain stade de leur emprise, ils adoptent un comportement de nature narcissique, mais à un certain stade seulement. C’est une simulation de comportement, un levier, et non pas une structure de leur personnalité.
  2. La difficulté de la prise de conscience du phénomène, et surtout de la capacité de défense des victimes, tient, pour partie, à cette qualification erronée de pervers narcissique.
  3. Si les pervers narcissiques ne sont pas narcissiques, que sont-ils ? Et bien ils sont amorphes, c’est-à-dire littéralement "sans forme". Ceci permet de comprendre pourquoi, en première approche, ils sont toujours presque indétectables par leurs victimes. Alors que s’ils étaient narcissiques, essentiellement, ce ne serait pas le cas : on les verrait venir à 300 mètres, même en pleine nuit.
  4. Aussi, cet a-morphisme permet de comprendre la plupart de leurs caractéristiques essentielles, qui sont beaucoup plus limitées que les "30 critères" dont on parle parfois à leur propos (des critères qui, pour beaucoup, sont des conséquences secondaires, ou bien incomplètes).
  5. Un pervers amorphe est un avorton, au sens psychologique. C’est-à-dire un être sous-développé du point de vue de l’être et de la personnalité. Motif pour lequel il a toujours besoin d’une coque à parasiter, un autre être, pour simplement pouvoir exister. Alors que les narcissiques eux, n'ont strictement besoin de personne (sauf accessoirement).
Plus sérieusement, vu l’importance croissante du phénomène, nous ne pourrons faire l'économie d'une qualification précise. Et pour que les choses soient claires, il est nécessaire de ne pas se tromper d'ennemis : les pervers amorphes. © Sos pervers (forum)

Il y a une telle confusion sur la terminologie en effet, que j'ai encore du mal personnellement à identifier la source du problème. Cela fait des mois que je cherche un soulagement à cet incident bizarre, que je lis des milliers de documents, livres, témoignages, sans réellement trouver. La lecture du pervers narcissique de Paul-Claude Racamier ou de Marie-France Hirigoyen, du manipulateur d'Isabelle Nazare-Aga, m'a éclairé sur certains points, mais d'autres me manquent encore : que s'est-il passé ? Pourquoi est-il parti aussi définitivement ? Pour ma part, le pervers que j'ai rencontré avait bien une allure d'avorton : il était pâle, maigre, avec une petite voix minuscule = il ne payait vraiment pas de mine. Il me semblait creux et insignifiant. Cette terminologie lui semble appropriée, en partie, car il soignait aussi les apparences (narcissisme). Mais ce qui me sidère encore, c'est qu'il est devenu en quelques semaines : la 7e merveille du monde, l'homme parfait, l'incarnation des mes désirs les plus fous (que j'ignorais moi-même), un homme miraculeux, c'est ce que je veux m'expliquer.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

La réponse à votre question est : l'amorphisme qui fait les pervers les manifeste au monde comme des formes creuses et/ou des miroirs, si bien qu'ils se remplissent, de votre fait et de leur fait, de tout ce que vous voulez admirable. Si bien qu'ils apparaissent comme "la 7 em merveille du monde", alors qu'ils ne sont que le recepracle de vos désirs ou fantasmes.

. a dit…

J'ai appris, en effet, que les pervers se comportent comme des réceptacles vides et des miroirs, mais cela reste abstrait pour moi, je ne m'explique pas certaines choses, certains détails, j'ai encore besoin de chercher. Merci de votre réponse

Anonymous a dit…

Le pervers que j'ai rencontré, était loin d'être narcissique, d'ou la difficulté à le reconnaitre dans ce terme. Mais l'avorton, oui. Grand, pâle, voûté.. et même.. (coïncidence?) le nombril factice (suite à opération? je sais plus). Et vide, si vide qu'il se remplissait de moi. Un miroir qui me reflettais. Impression d'avoir enfin trouvé l'âme soeur.
Des signes qui ne trompent pas pourtant : le mal-être à son contact au début, la honte de le présenter à mes amis, l'envie de le fuir. Pourtant, il est devenu tout et il est partit sucer sa nouvelle victime car j'ai toujours refuser de me mettre en couple avec lui. L'amitié n'existe pas. La relation non plus pour eux. Six ans de non relation à me battre dans le vide.J'étais détruite. Je remonte grâce à vos blogs et témoignages. Merci

- ACH a dit…

Votre message compte également, merci à vous pour ces quelques éléments de témoignage. Une terrible destruction, je vous souhaite bien du courage dans votre reconstruction.