26/11/2011

[26/11/2011 21:49] Plus tu interviendras, plus tu lui montreras qu'il a toujours main-mise sur toi, et plus tu lui feras plaisir, et plus il sera heureux avec sa nouvelle compagne. Disparais et tu verras que les choses ne seront plus si belles pour eux.

Et si je mourrais pour lui ?

[26/11/2011 20:14] Aidez-moi, je doute sur tout, et j'ai peur de le perdre, je l'aime. Je suis à deux doigts de lui dire que je ne lui ferai plus jamais une seule remarque désagréable, que je mettrai toutes mes attentes en veilleuse, que je ferai semblant de ne pas voir qu'il mate les autres femmes. Je vais mettre ma vie entre parenthèses, il aura ainsi la liberté absolue de faire ce qu'il souhaite et tout ira bien, qu'en pensez vous ?

La question pourrait se résumer ainsi : et si je m'arrêtais de vivre ? Et si je faisais comme si je n'existais pas ? Et si je me suicidais psychiquement ? M'aimera-t-il ? Il est difficile d'intégrer (lorsqu'on aime un pervers) que c'est la souffrance qu'il nous inflige qu'il aime. Il veut nous dominer, nous rendre la plus misérable possible, il nous veut morte en définitive, c'est dans la tombe qu'il nous aimera, autant dire jamais. Vouloir vivre avec un pervers, c'est vouloir mourir. La mort d'une partenaire est tout de même regrettable pour eux, pas parce que vous êtes morte, mais parce que le jeu pervers se termine. Une fois suicidée et enterrée, vous deviendrez son chef-d'œuvre, il racontera à tout le monde et à toutes ses nouvelles conquêtes combien vous étiez la femme de sa vie, parfaite, idéale et qu'il vous a perdu à tout jamais, qu'il a tout fait pour vous et qu'il est inconsolable. On connaît la musique. Mais vous, vous voulez vivre non ?
« Il me dit qu'il ne m'a jamais retenue, que si je ne suis pas heureuse je n'ai qu'à partir, qu'il ne me retient pas, qu'il ne me courra pas après, qu'il me laisse libre comme l'air. Pourquoi est-ce si dur de partir ? Pourquoi me manque-t-il dès que nous passons 3 jours à nous ignorer ? Pourquoi ai-je aussi mal lorsqu'il m'ignore complètement et se fout de ma détresse ?
[26/11/2011 20:06] Au début de la relation, je pleurais, je m'effondrais quand il me parlait comme à un chien, je le suppliais de ne pas être aussi dur, il me demandait d'arrêter de chialer, car mes pleurs l'empêchaient de dormir et que lui avait un boulot et que j'étais égoïste ; ensuite est venue la phase où je pétais un câble, où je criais pour me faire entendre face à son calme cinglant qui me rendait folle ; en me voyant m'énerver, il me disait "tu vois, tu es folle, tu ne sais pas te maitriser, tout est de ta faute" ; ensuite, j'ai chuté, je pensais réellement que je ne pouvais plus continuer à vivre, mon cœur était trop douloureux, ses propos et son attitude étaient trop malveillantes. Pourtant, je lui courrais après, je cherchais à comprendre et à me faire comprendre, mais c'était peine perdue, car plus je cherchais à comprendre, plus il me pointait du doigt, plus il se moquait de moi, plus il m'accusait, et plus je me défendais, plus je m'effondrais et mieux il allait.
[26/11/2011 20:00] Je suis toujours revenue vers lui, je me suis souvent excusée, à chaque fois.
[26/11/2011 17:14] Souvent j'ai essayé de le quitter mais à chaque fois, il se montrait d'une extrême gentillesse (cadeaux, compliments, soutien moral), et quand de nouveau j'étais prise dans ses filets, il continuait sa destruction.
[26/11/2011 17:05] Il se plaignait que je ne faisais pas d'efforts pour lui alors que je m'épuisais physiquement et moralement pour lui. Or, lui ne faisait jamais d'efforts pour moi, et quand j'avais des soucis, il avait même plutôt tendance à m'enfoncer.
[26/11/2011 16:55] Je suis tombé sur ce blog après avoir effectué plusieurs recherches sur le comportement étrange de mon ex-copine et sur cette souffrance incompréhensible et envahissante que je ressens depuis notre rupture. Cela fait 3 mois que nous ne sommes plus ensemble après une relation d'un an et demi. Je me suis donné corps et âme pour la rendre heureuse mais ce n’était jamais assez, elle trouvait toujours un prétexte pour me faire comprendre que je n’étais pas à la hauteur. Lorsque j'avais le malheur de m'opposer, elle en arrivait à une agressivité incontrôlable. Elle ne s'excusait jamais de son comportement, d'ailleurs elle ne s'excusait jamais. J'étais trop amoureux d'elle pour me rendre compte de l'absurdité de la situation. Elle refusait souvent de faire l'amour. Si mon désir était trop pressant, elle laissait sous-entendre que j'étais un pervers qui ne pensait qu'à ça. Il y avait toujours quelque chose qui n'allait pas avec elle, soit un mal de ventre, soit une fatigue soudaine, une dispute avec sa mère, etc. Il fallait sans cesse que je lui donne de l'attention, que je lui dise que je l'aimais. Je le faisais souvent et naturellement mais ce n’était jamais suffisant, alors qu'elle restait froide et pudique avec ses sentiments. Au bout de quelques mois de relation, je suis tombé en dépression, ne sachant plus où j'allais, qui j'étais et craignant quotidiennement d'être quitté. Elle le savait et en profitait. Depuis que nous ne sommes plus ensemble, elle me dénigre par personnes interposées, trouve un prétexte anodin pour m'appeler, pour me rabaisser, puis m'insulter et me menacer. Elle rejette tout le poids de la rupture sur moi, elle me fait passer pour un monstre, un boulet, refuse de me rendre mes affaires et j'en passe. Je suis dans un profond désarroi de la voir adopter un tel comportement. Elle m'a détruite psychologiquement et je commence à peine à retrouver la raison.

Rien ne les satisfait : "il fallait sans cesse que je lui donne de l'attention et que je lui dise que je l'aimais". Comme quoi, même lorsqu'on leur donne tout, ce n'est jamais suffisant, alors autant ne rien leur donner.

Messages contradictoires

- Pardon, je m'excuse pour tout.
- Je ne souhaite que ton bonheur et je respecte ton choix.
- Bonne nuit.
- Tu es moche, tu es nulle, je rêve d'indifférence pour toi.

"Je rêve d'indifférence pour toi" prouve que ce manipulateur n'est pas du tout indifférent. Ce qu'il faut garder en tête, c'est l'objectif de tels messages, car ils ont toujours une idée très claire de ce qu'ils peuvent obtenir ou non.
« Le chaud et le froid lui permet de te maintenir dans le doute, tu ne dois pas rentrer dans son jeu. Il observe tes réactions pour s'en servir. Lorsque tu doutes : "non il peut pas être aussi mauvais", "peut être que je me fais des idées", dis-toi bien que non, les mpn n'ont aucun sentiment, n'éprouvent aucun remord, aucune culpabilité.

Le discours pervers inversé

« Tous les sales coups qu'il te fera subir en privé seront retournés contre toi, tu seras accusée d'avoir fait exactement ce qu'il t'a fait. Le mpn s'arrangera toujours pour inverser les rôles et tu passeras toi pour la bourreau, la folle.

En effet, il est possible d'inverser "exactement" le discours du pervers. Lorsqu'il dit par exemple : "j'ai tout sacrifié pour elle, j'ai abandonné mon travail, mes amis, et elle, elle s'est barrée sans raison", cela veut dire en langage pevers : "elle a tout sacrifié pour moi, elle a abandonné son travail, ses amis, et moi, je me suis barré sans raison" ; et lorsqu'il dit : "c'était la femme idéale, la femme de ma vie, et je l'ai perdue à tout jamais", il faut entendre : "j'étais l'homme idéal, l'homme de sa vie et elle m'a perdu à tout jamais" ; cela paraît fou, mais ça fonctionne.
[26/11/2011 16:02] En mesure de représailles, il peut bouder pendant des jours entiers, des semaines, puis progressivement, il "prive" d'affection. J'en étais à lui quémander un câlin, ce qui renforçait ma culpabilité.
« De retour de ses charmantes vacances, il a usé de tout son charme et de tout son baratin, il m'a avoué qu'il avait été con, que c'était parce qu'il n'avait jamais été amoureux de sa vie et que c'était la première fois, il m'a même dit qu'il faisait exprès de créer ces engueulades car il avait peur de ses sentiments, enfin bref, nous nous sommes remis ensemble, bien mal m'en pris (encore visiblement bien inconsciente du monstre qu'il était).
[26/11/2011 15:27] Ce que j'ai vécu avec un mpn :
1) ruptures répétées et remise en couple,
2) beaucoup de pleurs, d'incompréhension de ma part,
3) manipulations diverses,
4) toujours à vouloir rendre service alors que je ne lui demande rien,
5) fait ce qui lui chante quand ça lui chante, débarque à n'importe quelle heure de la nuit, mais aussi à l'improviste la journée, très rare voire impossible de prévoir quelque chose à l'avance,
6) toujours invité à droite à gauche chez des amis pour les dîners et les weekends, moi non bien entendu,
7) critique toujours les personnes de son entourage,
8) disparait et apparait dans ma vie, sans que je puisse m'y opposer,
9) dépression, rechutes après humiliation, insultes, culpabilité.
Une fois que j'ai compris que je n'avais rien à attendre de lui, je me suis éloignée. Il n'arrivait pas y croire. Alors, il a posé le piège de celui qui promet monts et merveilles, il m'a accaparé à distance en me bombardant d'appels, de sms et de messages.

Tenir sa langue

« Je suis triste, fatigué, je n'ai plus envie de rien, je n’en peux plus. Elle était ma raison d’avancer, elle était au centre de mon âme, et je ne peux l’oublier une heure. J’ai beau chercher, je ne vois rien venir, si ce n’est le reflet de son joli sourire. Il y a eu une sentence et elle est partie. Fais semblant de l’oublier, fais semblant de l’oublier, car dans la folie je suis en train de sombrer.

Tout ce qu'un pervers a envie de récolter, c'est cela : de la souffrance, car cela lui indique qu'il vous touche et qu'il a un pouvoir sur vous. Il est donc accro à votre souffrance et s'il comprend ce qui vous fait souffrir, alors il appuiera personnellement là où ça fait mal et recommencera parce que tel est son plaisir. Il lui en faudra toujours plus et ce sera l'escalade. Si vous êtes de nature jalouse, il se tapera tout ce qui bouge, si vous êtes sensible à l'abandon, il vous jettera sans raison, si vous avez besoin de soutien, il sera absent, si vous êtes accablée par l'incompréhension, il refusera de vous parler, etc. C'est pourquoi, il ne faut jamais lui dire (ô grand jamais) ce qui vous peine, autrement vous lui donneriez le mode d'emploi pour vous massacrer.

Voir aussi : il cherche la faille et la trouve

Double discours : ses ex

« Il m'a dit que j'étais tordue, 2) il m'a dit qu'il m'écrivait des sms juste pour savoir si j'étais "là", 3) il a dit à mon entourage qu'il allait me faire souffrir, 4) il n'arrêtait pas de me comparer à son ex qu'il disait haïr, 5) il ne m'a jamais demandé comment j'allais ou posé des questions sur moi, il n'a jamais montré d'intérêt pour moi, 6) il m'a dit que je n'étais pas la femme qui remplacerait son ex, la femme de sa vie.

Il est fascinant de constater que tout ce que fait un manipulateur a un but utile (jusqu'au moindre sms) et je pense qu'il est important de bien garder ça en tête. Il compare souvent ses nouvelles partenaires à ses ex (ils font quasiment tous cela). Pourquoi ? Parce que c'est efficace et que ça donne des résultats. Dans leur bestiaire fantasmagorique, il y a toujours deux figures qui s'opposent : il y a 1) la femme haïe, la chieuse, l'ingrate, à qui on donne tout, à qui on sacrifie tout, l'abandonneuse sans cœur, et puis il y a 2) la femme parfaite, la femme idéale, inaccessible ou perdue à tout jamais. Ce discours a un but précis, c'est pourquoi il insistera souvent jusqu'à ce que ça rentre dans votre tête. Même si on n'y prête guère attention, il arrivera quand même à nous bourrer le crâne avec deux messages opposés : "ne fais pas comme elle, ne m'abandonne pas" et "tu n'es pas à sa hauteur".

Cela peut paraître anodin, mais c'est beaucoup plus déstabilisant que cela n'y paraît, et ça marche. C'est le discours paradoxal fondamental du pervers narcissique :
"tu es une merde, mais ne pars pas".

Manipulable moi ?

« Je l'ai quitté il y a 9 ou 10 mois. Il m'a recontacté la semaine dernière. Il me dit être dépressif et complètement perdu sans moi. C'est un homme très brillant et un orateur hors-pair. J'hésite à lui donner une autre chance. À préciser, j'ai été sa victime au début, mais dotée d'un fort caractère, je ne rentrais toujours pas dans son jeu et nous avons très souvent eu de fortes discussions, car je ne me laissais pas manipuler.

Si elle n'était pas manipulable, son manipulateur l'aurait quitté rapidement et définitivement. Les pervers ne perdent pas leur temps lorsqu'ils ne récoltent rien. C'est en effet rassurant de se dire qu'on ne s'est pas laissée faire, qu'on vaut mieux que ça, qu'on est plus forte qu'eux, mais c'est une mystification. Ils nous manipulent et c'est pour cela qu'ils nous hantent l'esprit. Ce qui me gêne dans ce discours, c'est ce qu'il insinue : "moi je ne suis pas comme les autres victimes, moi je ne me suis pas laissée faire, et c'est pour cela qu'il revient, il s'est rendu compte de ma valeur". Je comprends son emballement, mais il est erroné, voire même toxique. Avoir de fortes discussions avec un manipulateur (des disputes, des conflits), cela fait partie de la manipulation, ce n'est pas lui tenir tête, c'est exactement ce qu'il cherche (voir aussi : ne pas affronter un pervers directement). Ne pas se laisser manipuler, c'est ne pas réagir aux provocations, c'est laisser le manipulateur s'agiter tout seul sans s'en soucier, sans s'énerver, sans le réprimander, c'est lâcher prise, ne pas chercher à le contrôler. Je peux vous assurer que si vous vous comportez ainsi, il décampera à toute vitesse et à tout jamais ! (vécu)

Par conséquent, le raisonnement de base est faux (et douloureux pour les autres), car il donne de faux-espoirs. Les manipulateurs savent très bien faire croire à leurs cibles qu'elles contrôlent la situation, qu'elles sont en position de force (alors qu'elles sont en position faible) ou en position faible (alors qu'elles sont en position de force), c'est le b.a. ba de l'art de la guerre (voir : Malbrough s'en va-t-en guerre). S'ils reviennent, c'est que "par définition" ils pensent pouvoir manipuler. Elle doute ? Elle hésite à lui donner une autre chance ? Son manipulateur a du pouvoir sur elle. Il faut bien comprendre que les manipulateurs manipulent comme ils respirent, tout ce qu'ils font va dans ce sens, ils ne savent rien faire d'autre. Une femme non manipulable se fait rejeter, une femme manipulable se fait récupérer. Il n'y a rien d'autre à comprendre, le reste n'a pas de sens.

Voir aussi : de la force de caractère
Voir aussi : la marque des dominants

Ruptures répétées, ce qu'il attend

« La rupture avec un mpn est très difficile. Pourquoi ? Parce que tant qu'il aura l'ascendant sur toi, il ne te lâchera pas. (...) Tu n'es pas son amoureuse, tu es sa proie et il joue à te faire souffrir, car il est malade et c'est une façon pour lui d'exister. Il prend du plaisir à ce petit jeu-là et ça peut durer si tu ne réagis pas. C'est à toi de prendre les choses en main, en coupant tout contact.

« Le mpn cherchera toujours d'une manière ou d’une autre à reprendre contact, soit en vous provoquant, soit en vous amadouant. Chaque fois que vous craquerez et que vous lui répondrez, il l'utilisera contre vous. Vous lui donnerez le bâton pour vous battre. Oui, c'est difficile à imaginer, mais c'est comme cela qu'il fonctionne et vous n'y êtes pour rien. Le fait qu'il se trouve un autre jouet/victime ne vous protège en rien. N'ayez aucun contact, quoiqu'il arrive, il ne doit rien savoir de votre vie privée.

« Les ruptures multiples, cela fait partie du plan du mpn.

Un pervers revient lorsqu'il est sûr d'obtenir ce qu'il souhaite, c'est à dire du pouvoir (des cris, de la résistance, des larmes, des supplications, des déclarations, des crises de nerfs, des disputes, de la colère). C'est ce qui lui donne le "frisson" et c'est ce qu'il cherche à reproduire jusqu'à épuisement du partenaire (suicide). La tendresse et la violence ne sont que deux moyens de pression pour arriver à provoquer cette explosion savoureuse, une jouissance tout à fait comparable, je pense, à celle éprouvée en perçant un comédon. On le martyrise et c'est la surprise : il peut être décevant alors qu'il semblait prometteur, ou bien dégorger de manière inespérée. C'est une espèce de plaisir sale. Une relation "réussie" avec un pervers se déroule en plusieurs temps : la caresse, la gifle, la réaction. La caresse, la gifle, la réaction. C'est une sorte de valse, une sorte de dressage, le sucre après les larmes/cris. Le pervers vous récompense quand ses besoins sont satisfaits, il se nourrit de vous. Douleur et plaisir ne font plus qu'un.
[26/11/2011 17:10] Il recontactait ses ex pour leur faire des déclarations d'amour. Il me disait que c'était de ma faute, que je ne lui donnais pas assez d'amour. Alors, j'ai redoublé d'efforts, et il m'a fait des promesses très fortes : "je n'aime que toi", "j'ai tout arrêté pour toi" (je me suis rendue compte plus tard qu'il n'avait rien arrêté du tout). Et pour finir, il s'est montré brutal : il m'a tiré par les cheveux pour me jeter dehors. Officiellement, je suis encore avec cet homme.

Flagellation pasagère

[26/10/2011 00:16] Ils sont comme des enfants qui ont continuellement besoin de limites imposées par une personne qui devra voir toujours voir clair dans leur jeu pour rétablir les choses. C'est un peu comme un animal qui a gouté au sang, ça demande une vigilance extrême et des yeux derrière le tête pour ne pas se faire dévorer, soit une dépense d'énergie incalculable.

Je n'ai pas su faire ce qu'il fallait, je n'avais pas ce qu'il fallait, je n'étais pas celle qu'il fallait, etc. La manipulation mentale est un truc étonnant : le cerveau devient malade et s'auto-flagelle tout seul.

25/11/2011

Les 30 critères de Nazare-Aga

Cela fait longtemps que je connais ce questionnaire, mais je n'y avais jamais encore répondu sérieusement. Je pense avoir les idées assez claires maintenant pour le faire.

    1 - Il culpabilise les autres, au nom du lien familial, de l'amitié, de l'amour, de la conscience professionnelle. Le lien n'a jamais été assez fort entre nous pour qu'il me culpabilise "au nom" de quelque chose, mais il savait culpabiliser, ça c'est sûr.

    2 - Il reporte sa responsabilité sur les autres ou se démet de ses propres responsabilités. Le plus souvent oui, mais il était parfois obligé d'admettre qu'il faisait "de la merde" sans jamais en dire plus, il esquivait ou se murait dans le silence. Quand il reconnaissait une faute, c'était pour vite changer de sujet et enchaîner sur un autre où il avait le dessus.

    3
- Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et ses opinions. 3 x Oui, je ne comprenais absolument rien à ses attentes, à ce qu'il voulait, rien n'était clair.

    4 - Il répond très souvent de façon floue. 3 x Oui, tout le temps. Je pouvais rester des semaines à essayer de déchiffrer un sms, ou ce qu'il avait bien voulu vouloir dire, si bien que je ne savais jamais quoi répondre.

    5 - Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations. Oui, j'ai pu le constater. Il pouvait soutenir un truc un jour, puis soutenir le contraire avec aplomb le lendemain. Je l'ai entendu froidement "dauber" sur une amie, puis totalement changer face à elle, tout gentil, mielleux, tendre.

    6 - Il invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes. Je ne sais pas, rien n'était logique finalement et tout était déguisé chez lui.

    7 - Il fait croire aux autres qu'ils doivent être parfaits, qu'ils ne doivent jamais changer d'avis, qu'ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et aux questions. Oui, sans que ce ne soit jamais dit ouvertement, je sentais que je n'avais pas le droit à l'erreur.

    8 - Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l'air, dévalorise et juge. Oui, il avait une manière de dénigrer les autres sans en avoir l'air tout en se valorisant. Il me faisait comprendre que son colocataire lui devait de l'argent (lui était trop tolérant) et qu'il voulait s'en débarrasser, que c'était un gamin en gros qui ne s'assumait pas (contrairement à lui). Il disait que sa voisine était "chiante" sans aucune raison valable pour l'expliquer. Il critiquait les smicards (qui ne valent rien), il avait des préjugés sur les pauvres (cons et radins). À côté de ça, il tenait des discours sur l'amitié, l'amour, les droits de l'homme, etc.

    9 - Il fait faire ses messages par autrui ou par des intermédiaires (téléphone au lieu du face à face, laisse des notes écrites). Oui, la communication passait exclusivement par sms lorsque nous n'étions pas ensemble. Elle était très indirecte. C'est un tiers qui m'a fait comprendre qu'il était fou de moi.

    10 - Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner et peut provoquer la rupture d'un couple. Oui, il créait des situations ambigües pour semer le doute, il cherchait à me mettre en rivalité avec ses amies, les femmes de son entourage.

    11 - Il sait se placer en victime pour qu'on le plaigne (maladie exagérée, entourage "difficile", surcharge de travail) 3 x Oui, il avait toujours mal quelque part, si ce n'était pas la crève, c'était une déchirure, ou un accident, des bleus, une crise de goutte. De plus, il avait terriblement souffert par le passé, d'un accident de la route spectaculaire, de déceptions amoureuses traumatisantes ; c'était un grand traumatisé.

    12 - Il ignore les demandes (même s'il dit s'en occuper). Oui, les rares fois où je lui ai demandé quelque chose, finalement il n'en a pas tenu compte. De me ramener des mignardises du restaurant, d'acheter du poisson, ou encore, plus sérieusement, de m'accompagner à l'hôpital pour mon opération.

    13 - Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins (notions d'humanité, de charité, de racisme, "bonne" ou "mauvaise" mère). Je ne sais pas, je ne vois pas exactement comment cela s'applique.

    14 - Il menace de façon déguisée ou fait un chantage ouvert. Oui, il m'a souvent menacé de me quitter, je n'avais pas le droit à l'erreur. Il m'a dit deux fois : "si tu ne le fais pas, je te quitte" ; autre chantage : "si ça se passe bien (si tu es sage en gros), je te paye un voyage".

    15 - Il change carrément de sujet au cours d'une conversation. Oui, il le faisait si habilement que parfois je ne m'en rendais même pas compte, mais il esquivait les questions dérangeantes. Je n'insistais pas, je notais juste qu'à cette question-là, il ne voulait pas répondre.

    16 - Il évite ou s'échappe de l'entretien, de la réunion. Oui, son grand truc était de s'endormir pour esquiver, et généralement, quand il n'était pas au centre de l'attention, ça lui permettait d'éviter les discussions. Sinon, il le disait ouvertement (pas le temps, pas envie, plus tard) ou bien il était malade et s'enfermait dans les toilettes.

    17 - Il mise sur l'ignorance des autres et fait croire à sa supériorité. Oui, il jouait pas mal avec ses connaissances et en mettait plein la vue à ceux qui n'y connaissaient rien.

    18 - Il ment. Oui, je ne l'ai jamais confondu mais je le sentais, il mentait un peu tout le temps et un peu sur tout ; ses mensonges étaient si petits que ça ne méritait pas d'être relevé, cela lui permettait de faire passer les plus gros j'imagine.

    19 - Il prêche le faux pour savoir le vrai, déforme et interprète. Oui, il faisait cela pour obtenir certaines informations, comme me demander si j'allais bien alors qu'il savait que j'allais mal juste pour m'entendre dire que je vais mal.

    20 - Il est égocentrique. Oui, il vivait comme bon lui semble et n'en faisait qu'à sa tête. Il était souvent à droite, à gauche, et il ne me proposait jamais rien ou si peu.

    21 - Il peut être jaloux même s'il est un parent ou un conjoint. Oui, une fois, il m'a dit jalouser mes amis, car il ne pouvait pas me voir. De plus, il ne voulait rien entendre de mes réussites.

    22 - Il ne supporte pas la critique et nie les évidences. Oui, il n'était jamais clair sur ce qui l'irritait vraiment, d'ailleurs était-il irrité ? Mais par contre il niait les évidences comme un demeuré.

    23 - Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres. Oui, j'ai été extrêmement négligée sur la fin.

    24 - Il utilise très souvent le dernier moment pour demander, ordonner ou faire agir autrui. 3 x Oui, tout à fait, il m'appelait toujours au dernier moment, me prévenait à la dernière minute si bien que je ne pouvais jamais rien planifier.

    25 - Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes, ses actes ou son mode de vie répondent au schéma opposé. Oui, il disait vouloir s'engager, vouloir me présenter à son entourage, à sa famille parce qu'il se sentait bien avec moi, il se disait aussi sentimental et romantique, il aimait les histoires à l'eau de rose qui se finissent bien et pourtant il se comportait de façon contraire (mépris, mutisme, indifférence, froideur, rupture impitoyable).

    26 - Il utilise des flatteries pour nous plaire, fait des cadeaux ou se met soudain aux petits soins pour nous. 3 x Oui, il me recevait toujours comme une reine : grands vins, homard, discussions jusqu'au bout de la nuit. Il m'avait acheté des pantoufles qu'il venait m'apporter à chaque fois. Il me demandait toujours si je voulais picorer dans son assiette ou goûter quelque chose. Il me préparait des petits plats merveilleux, m'envoyait des messages tendres, me proposait de partir en voyage avec lui.

    27 - Il produit un état de malaise ou de sentiment de non-liberté (piège). 3 x Oui, je n'arrivais pas à me sentir à l'aise, quelque chose clochait et je ne savais pas vraiment quoi, j'avais peur de dire des choses simples, j'avais peur de lui témoigner de l'affection, j'avais peur de "mal faire".

    28 - Il est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts mais aux dépens d'autrui. Je ne sais pas, mais je pense que oui compte tenu de ce qu'il a été capable de me faire. Il n'a aucun scrupule.

    29 - Il nous fait faire des choses que nous n'aurions probablement pas faites de notre propre gré. Oui, ses manipulations me poussaient à faire des choses contre mon gré sans que rien ne soit demandé, ce que je n'ai pas fait. Je luttais contre une sorte de force invisible, je m'épuisais.

    30 - Il est constamment l'objet de discussions entre gens qui le connaissent, même s'il n'est pas là. Oui, je n'arrêtais pas de parler de lui, constamment, car il m'obsédait. Son colocataire m'a beaucoup parlé de lui aussi, il l'a présenté comme "un type en or". Ses autres amis, je ne les connaissais pas encore.

Au moins 27/30...

Difficile d'accepter

[25/11/2011 17:43] Ils savent nous choisir, ils savent quoi faire et quoi nous dire pour nous séduire avant de nous engloutir peu à peu dans leur petit monde. Les mensonges, les remarques désobligeantes à moitié couvertes, vous savez de quoi je parle. Il m'a fait le plus beau des cadeaux en me quittant il y a un mois, car ça été le début de la fin. J'ai trouvé ça atrocement difficile, je n'arrivais tout simplement pas à l'accepter.

Je suis bien consciente qu'il m'a aussi fait un cadeau en partant.
[25/11/2011 17:01] Dès qu'il est parti pour de vrai, je me suis sentie libérée. Il a sorti le grand jeu encore une fois, et je suis tombée dans le panneau encore une fois, mais ça été de courte durée, j'ai eu le plaisir de lui dire : "pars, et ne reviens plus". Un poids énorme venait de me tomber des épaules. Dire que je l'ai laissé m'empoisonner pendant des années. Dites-vous qu'il y a de l'espoir, mais pas avec lui, il n'y a rien à faire avec ces gens-là.
[25/11/2011 16:19] Je l'ai toujours respecté, j'ai respecté ses choix et aussi sa façon de vivre. Alors pourquoi tant de mensonges, tant d'insultes ? Je n'ai rien fait pour mériter cela ! Alors pourquoi ? Ça me rend vraiment malade !
[25/11/2011 16:14] Tant d'années de mariage (26 ans) ! J'ai 65 ans, et mon mari est le mpn-type : très bon statut professionnel, président d'une grande société, bel homme, issu d'une famille bourgeoise, intelligent. Avec lui, je suis devenue ex en tout : ex-jolie, ex-mannequin, ex-créatrice, ex-joyeuse, ex-pleine de vie, ex-vivante. J'ai fait le tour des hôpitaux tant j'ai somatisé de maladies. Je suis suivie par une psychiatre qui m'a ouvert les yeux depuis hier. Je découvre avec effroi ma vraie situation, je suis sidérée et morte à la fois.

Commentaire toxique

[25/11/2011 16:02] Généralement, les mpn choisissent leurs proies par essais et erreurs, à tâtons. Ils s'attaquent très rarement à des personnes combattives et exubérantes, car ils sont assez lâches. Mais il y a des exceptions, certains ont un pouvoir très puissant et peuvent se tourner vers des personnes à priori fortes.

Le pervers s'attaque aux faiblesses, aux failles, mais pas nécessairement à des "personnes faibles". La formulation est dégradante. Je pense au contraire qu'un pervers s'attaque à des femmes très combattives, car il sait qu'elles encaisseront et ne renonceront pas, il sait qu'elles se battront jusqu'au bout pour préserver le lien.

Commentaire toxique

[25/11/2011 16:00] De toute façon, à quoi bon changer un pervers narcissique ? Il y a bien assez de personnes sur cette terre pour trouver son bonheur, inutile de s'attarder sur des déchets dont le destin est déjà scellé.

Double discours. D'un côté, cet internaute encourage les victimes à laisser tomber, mais de l'autre, il ignore purement et simplement le ressenti et la difficulté réelle qu'elles éprouvent à passer à autre chose. "Un de perdu 10 de retrouvés", comme si cela était aussi simple. Le nœud du problème, c'est la manipulation mentale. Si une victime n'arrive pas à passer à autre chose, ce n'est pas parce qu'elle manque de volonté ou parce qu'elle est demeurée, c'est parce qu'elle a été programmée, elle ne s’apparient plus. De plus, dire qu'un pervers n'est qu'un déchet, c'est encore insulter indirectement les personnes qui les aiment. Donc commentaire toxique qui me fait penser à celui laissé par un spécimen sur un autre blog qui disait en gros aux "victimes/boniches" que si elles n'étaient pas contentes, elles pouvaient aller voir ailleurs.
« Les mpn ont parfaitement conscience d'être différents, c'est d'ailleurs pour ça qu'ils usent de stratégies de dissimulation, afin de passer inaperçus. S'ils n'étaient pas conscients de ce qu'ils sont, pourquoi ces stratégies ? En réalité, un mpn ne change pas car il n'en a aucune envie puisqu'il ne souffre pas de sa toxicité. Il va exploiter vos valeurs morales, votre honnêteté afin de la retourner contre vous. Toutes ces qualités sont autant de failles à exploiter pour lui. Ils ne connaissent pas leur propre fonctionnement, leurs mécanismes, car ils ne sont pas introspectifs.

Commentaire toxique

[25/11/2011 15:44] Il y a quand même beaucoup de boniches qui essaient de faire croire que leur mari est mpn. Elles ont simplement affaire à un égoïste et elles veulent convaincre la terre entière qu'il s'agit bien d'un mpn pour se faire passer pour des héroïnes ou des très grandes victimes.

Quand je pense à toutes les victimes qui doutent encore de ce qu'elles ont vécu, ce n'est franchement pas leur rendre service que de balancer un truc pareil. Le terme de "boniche" est vraiment abusé. Cela se sent tout de suite lorsqu'un témoignage ne colle pas avec la manipulation perverse, on le sait lorsqu'on l'a vécu, alors commentaire qui n'a aucune raison d'être, à part culpabiliser.
[25/11/2011 15:30] Depuis un mois, rien ne va plus. Impossibilité de dialoguer, il cherche plus que jamais à me soumettre et il semble qu'il ne sera pas satisfait tant que je ne lui aurai pas dit que oui, je suis vraiment une merde, et que je lui dois tout.
[25/11/2011 15:29] Il y a un an, j'étais au bout du rouleau, je ne savais plus quoi faire, j'étais pleine de doutes, je ne savais plus faire la part des choses entre les saloperies qu'il me faisait subir injustement et ma capacité à analyser les choses dans ce sens. Je me disais que j'imaginais peut-être tout cela, je ne savais vraiment plus où j'en étais.
[25/11/2011 15:26] Assez rapidement, plusieurs traits très dérangeants de sa personnalité se sont révélés : jalousie, sentiment permanent d'abandon, culpabilisation (début de la relation). Maintenant que son amour délirant pour moi est manifestement retombé, il s'est mis à me traiter de lâche, à me reprocher tout ce qui le contrariait et à me faire subir des changements d'humeur : un jour il ne m'adresse pas la parole (sans raison) et le lendemain, il m'appelle sa "princesse" et me prépare des petits plats.
[25/11/2011 15:21] Quand je l'ai rencontré, j'étais dans une relation très insatisfaisante et assez blasée des relations amoureuses. Notre rencontre a été un véritable choc, comme si c'était ce que j'avais toujours attendu sans plus y croire. J'étais sur un petit nuage. Il m'a presque immédiatement demandé de l'épouser. Alors que je n'avais jamais envisagé de me marier, j'ai accepté tant j'avais l'impression de vivre quelque chose d'extraordinaire.
[25/11/2011 15:20] Fuyez ! Fuyez ! J'ai vécu la même chose que vous, des éléments similaires (lui : insultes, mépris, alcool, gentillesse, pleurs, moi : peur, incompréhension, espoir, isolement, abattement) et cinq jours après l'annonce que je voulais le quitter, j'ai pris un coup de marteau dans le crâne sans aucun signe avant-coureur ! Fracture, défoncement de la boîte crânienne, j'ai failli mourir : 10 jours d'hospitalisation, 30 jours d'incapacité temporaire totale, mais d'après lui, il s'agit juste d'un "banal accident domestique" et la folle, c'est moi.
[25/11/2011 15:09] Hier soir, je suis allée pour la énième fois vers lui dans l'espoir d'arranger les choses. Il me dit qu'il tient à moi, qu'il a besoin de moi. Il reconnaît être un vrai rouleau compresseur. Il dit lui-même qu'en paroles, il est capable d'énormément de méchancetés, mais qu'il faut que je l'accepte tel qu'il est, que ce ne sont que des mots. J'essaie de lui faire comprendre qu'il me blesse énormément. Il balaie mes paroles d'un geste : c'est le but, me dit-il. Pas moyen de revenir sur ces propos, c'est une vraie anguille. Si je tiens bon malgré ses coqs à l'âne et ses embrouilles, soit il me plante là avec un sourire satisfait (ça, c'est quand je montre mes sentiments), soit il m'agresse de nouveau (ça, c'est quand je reste calme).
[25/11/2011 15:06] Je suis loin d'être heureuse de cette situation (rupture), mais je n'arrive pas à m'en sortir : il ne me respecte plus du tout. J'ai essayé de laisser courir, de ne pas mordre à ses attaques, de laisser passer l'orage. Mais j'ai l'impression d'avoir empiré les choses en agissant de la sorte. Quand je ne réagis pas, il surenchérit, me poursuit avec des paroles rabaissantes, il surenchérit jusqu'à ce qu'il décèle enfin de la souffrance sur mon visage, là, il insiste encore un peu, enfonce le clou et puis affiche un air très satisfait. Si je me mets à pleurer, c'est la cerise sur le gâteau. C'est du moins l'impression qu'il me donne.

Interview


Synopsis : (...) Au-delà de toutes leurs différences, une attirance vénéneuse naît entre les deux personnages et l’interview se transforme en une confrontation psychologique aussi passionnée qu’inattendue où chacun découvre l’intelligence et le potentiel de l’autre...

Film néerlandais de Théo Van Gogh
Sous-titres anglais
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Je ne trouve pas les sous-titres français.

Injonctions mentales

« J'ai tenté pendant cinq ans tous les moyens pour changer ce pervers narcissique que j'aimais d'un amour fou. J'ai analysé son comportement à un tel point que je pouvais prévoir toutes ses réactions et leur irrationalité. Le seul aveu que j'ai réussi à obtenir de lui c'est : "oui, je suis manipulateur, j'ai besoin de mener les autres ou je veux sans qu'ils en aient conscience à l'avance". Mais ce n'était en fait qu'une manœuvre de plus pour me faire croire à une sincérité passagère. Et obtenir de moi quelque chose. Je l'ai su plus tard, comme toujours.

Les aveux de manipulateurs permettent toujours d'y voir plus clair : "j'ai besoin de mener les autres où je veux sans qu'ils en aient conscience" et rien n'est plus vrai, c'est le propre de la manipulation mentale. Dans mon histoire, j'ai eu des "envies" tout à fait irrépressibles contre lesquelles j'ai lutté. Par exemple : j'avais envie de le voir et de le revoir (alors qu'il me chassait), j'avais envie de lui (terriblement), voire même de le violer, et j'ai même eu envie de lui dire "qu'est-ce qui te fait dire que je t'en empêche" (de serrer des nanas) ? Le fait est, que lorsque j'avais ces envies, je les réfrénais, car totalement contraires à mes principes : respect mutuel et indépendance.

Alors, ça a donné que : contre l'envie effrénée de le voir, j'ai appliqué la distance, contre l'envie de lui, j'ai feint l'indifférence, contre l'envie de lui dire qu'il pouvait draguer ailleurs, je n'ai rien dit, etc. En fait, je n'ai cessé de résister à la frustration et à la privation, de résister à la manipulation. Toutes ces envies n'étaient pas le fruit de mon désir, non, il s'agissait d'injonctions mentales programmées par lui : "viens à moi, caresse-moi, viole-moi, montre-moi que tu as envie de moi, montre-moi que tu ne peux pas te passer de moi, montre-moi que tu m'es acquise, alors même que je te méprise et que je te rejette, mendie, ridiculise-toi, laisse-moi baiser ailleurs" (magnifique programme).

Voir : injonctions paradoxales
[25/11/2011 13:28] Il a eu beau offrir à des filles après moi tout ce que je voulais (tendresse, respect), finalement, il est toujours revenu vers moi pour continuer son jeu pervers : ils ne changent pas, vous ne pourrez pas les changer, jamais. Ils ne seront jamais heureux, jamais sincères, ils ne seront jamais à votre hauteur. Ils vous ont choisis parce que vous irradiez. Vous, vous êtes le soleil, eux sont l'éclairage artificiel de grande surface. Pensez-y.

Accepter que l'on s'est fait avoir

« On voit bien que quelque chose ne tourne pas rond dans l'échange, mais on est comme en transe (envoûté est le terme qui me vient à l'esprit). On ne vit plus que pour le mpn, sa vie devient notre vie et il s'approprie chez nous ce qu'il y a de plus vivant. Cela peut ressembler à de la passion, mais une touche morbide et incohérente s'y ajoute. Comment s'en sortir, comment se sortir de cette transe ? Pour moi, qui avais vu tous ses travers, mais lui trouvais toujours une excuse, la liberté véritable est venue avec la possibilité de mettre des mots et de le reconnaître comme mpn. Cela permet le recul et d'accepter que l'on s'est fait avoir.

Je ne veux pas voir les choses ainsi. Oui je ne m'attendais pas à ce qu'il soit aussi monstrueux, mais qui aurait pu s'attendre à ça ? J'avais l'impression que plus la relation avançait (et devenait sérieuse) et plus il devenait "transi" et plus il sabotait le lien malgré lui. Je connais ce procédé, car j'ai été moi-même comme cela, alors je ne l'ai pas jugé, je suis restée patiente. Je savais que ce qui allait se produire avant son départ en vacances serait déterminant pour la suite. Mais je ne m'attendais pas à ça, c'est le pire qui pouvait arriver. Il me racontait qu'il aimait mon côté sauvage, qu'il me trouvait très jolie, qu'il se sentait bien avec moi, qu'il aimait discuter avec moi, que tous les moments passés avec moi étaient très bien, qu'il était heureux de m'avoir rencontré, qu'il avait parlé de moi à tous ses amis, qu'il voulait me présenter à tous, et m'a présenté à une partie de sa famille. Comment pouvais-je prévoir qu'il me méprisait à ce point ? Comment étais-je sensée le comprendre ? Je ne pouvais juste pas.
[25/11/2011 13:02] Qui a eu affaire un jour à un pervers ne peut oublier.

24/11/2011

[24/11/2011 21:45] Je m'aperçois qu'il est difficile (très difficile) de s'en sortir. Il faut du temps, mais surtout en parler et être écouté par ses amis ou sa famille. Merci à eux ! J'aimais cette femme éperdument, je pense même encore au suicide, je ne sais quelle issue verra le jour. Je me bats contre moi-même et ce passé. Je crois qu'il faut que je lise encore, lire encore sur les pervers, tenter de comprendre, échanger c'est ce que j'essaie de faire maintenant.
[24/11/2011 21:42] Il y a une semaine, j'ai décidé de le quitter. Il ne m'accordait plus aucune attention depuis plusieurs semaines. J'en ai eu assez de me sacrifier pour rien. Cependant, je reste dans l'attente qu'il me recontacte. J'ai l'impression que je lui résistais trop et que j'avais perdu tout intérêt pour lui. J'ai l'impression qu'il est passé à autre chose ou à quelqu'un d'autre.

De la force de caractère

« J'avais peur de le perdre, malgré tout ce qu'il me faisait endurer. Je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Au début de la relation, il était adorable, l'homme parfait, et petit à petit, j'ai discerné des changements dans son attitude, il est devenu très autoritaire. Je ne me laissais pas trop faire au début, car j'ai un caractère assez fort. Et puis sont arrivées les menaces de me quitter, et je me suis totalement soumise. Là-dessus s'est ajouté le harcèlement sexuel, les humiliations, et à chacune de mes tentatives de rébellion, les insultes, puis les excuses. Je finissais toujours par me laisser faire pour le satisfaire et surtout : pour le garder. Au bout de 2 ans, j'ai pris mes affaires et suis partie. Un mois sans nouvelles, puis à nouveau, les excuses, l'étalage de ses sentiments, une proposition d'enfant, le chantage. Je suis retournée avec lui, mais au bout de 3 mois, je faisais crise de nerf sur crise de nerf, je ne savais plus comment gérer cette relation qui avançait toujours plus loin dans la violence morale et physique. J'ai vraiment eu très peur, je pensais vraiment que je devenais folle, que c'est moi qui avait des problèmes psychologiques. J'ai voulu me faire hospitaliser. Ma famille m'a énormément aidé pendant cette période. Aujourd'hui, deux ans après, je vais mieux, mais je ne suis pas totalement délivrée de son emprise. J'ai l'impression que ma vie est entre parenthèse et je n'arrive pas à en reprendre totalement le fil.

"Je ne me laissais pas faire au début, car j'ai un caractère assez fort" : beaucoup de manipulées se décrivent ainsi, mais je pense qu'il y a confusion, méprise. La force de caractère, être caractériel, n'a rien à voir avec la puissance de l'être. Piquer une colère n'est pas une marque de force ou de caractère, au contraire. La violence est une faiblesse, c'est un masque qui cache l'impuissance. Il est important de le reconnaître, car cela évite de se tromper sur soi-même, et cela explique pourquoi tant de femmes (qui se pensent fortes) se soumettent à la manipulation, parce que leur force n'est pas là, c'est une illusion. Les réactions vives de colère indiquent au contraire une faiblesse, une faille, et les manipulateurs en jouent : en d'autres termes, vous énerver contre eux leur donne l'avantage. Les victimes sont souvent caractérielles et ce n'est pas un hasard. Avoir de l'autorité ne nécessite pas d'élever la voix. La force véritable, c'est la sérénité, la paix intérieure, l'assurance, la connaissance de soi, l'amour de soi. Ça, c'est inébranlable, et un manipulateur ne peut rien contre cela, il passera son chemin ; voir : manipulable moi ?

EDIT : L'amour est gratuit, désintéressé et rend libre, je ne dois pas me blâmer de l'avoir aimé. Je dois accepter mon impuissance et son dédain.
[24/11/2011 21:27] Cette mauvaise rencontre m'a amené en enfer jusqu'à la perte complète de ma personnalité. Cette relation a duré 1an et demi et il a fallu une hospitalisation pour que le déclic se fasse.
[24/11/2011 21:25] Il faut absolument vous détacher de son emprise et vous entourer de personnes qui ont un regard positif sur vous. Faites le deuil de ce sentiment de ne pas avoir été aimé, admettez-le, dites-vous que vous n'êtes surtout pas responsable, dites-vous que le mpn n'aimera jamais personne.
[24/11/2011 21:22] La vérité du mpn, c'est qu'il se nourrit de votre souffrance, de votre déchéance, il s'en délecte, en jouit. Il n'éprouve aucune honte de ses comportements et de ce qu'il dit. Vous ne servez qu'à combler son vide affectif, qu'à rendre sa vie possible, tant la confrontation avec sa mort intérieure lui serait fatale.
[24/11/2011 21:18] Lorsque je comprends que je suis démasqué, j'ai envie de fuir et de surtout briser mon couple. Oui, je suis  insensible et dépourvu de compassion, il y a un gros mur à l’intérieur de moi et je ne sais pas ce qu'il y a derrière. Lorsque j'y pense, j'ai des crises d'agoraphobie, j'ai l'impression d'être nu devant tout le monde, mes défenses tombent et le regard des autres me provoque des sentiments. Or, je ne sais pas ce que c'est que d'avoir des "sentiments", je m'en préserve pour ne pas avoir mal.
[24/11/2011 21:01] Ne jamais oublier qui on a devant soi, ne jamais penser qu’il puisse réagir comme une personne normale, se contenter de lui communiquer ce qu'on a à lui dire aussi courtoisement que possible en attendant de pied ferme l’énormité qui ne manquera pas d’arriver ; quand elle arrive, contredire posément, avec un sourire indulgent, puis liquider la question d’un revers de la main, comme on le ferait avec un enfant qui, pour se faire remarquer, vient de dire une sottise plus grosse que lui.
[24/11/2011 14:27] Quand je repense à tout ce que j'ai fait pour lui et à tout le mal qu'il m'a fait, je rage. Parfois je m'en veux d'avoir été aussi idiote et d'avoir gaspillé ma vie pour un être aussi mauvais : un empoisonneur d'existence, un menteur, un manipulateur, un profiteur, un esprit tordu, un égocentrique ; quelqu'un qui, sous le couvert de l'amour et de la supposée admiration qu'il a pour vous, vous donne des coups, le plus bas possible sans que vous vous en rendiez compte ; enfin si, vous vous en rendez compte, mais c'est justement ça que vous ne comprenez pas : quelqu'un ne peut être méchant à ce point, ce n'est pas possible, d'où le doute sur votre perception.
[24/11/2011 14:24] J'ai vécu 5 ans avec un homme dont je ne comprenais pas le comportement. J'ai tout plaqué pour lui pour partager sa vie sur un autre continent, c'était l'amour avec un grand A. Je suis descendue aux enfers sans même m'en rendre compte. Je ne comprenais pas ce qui pouvait bien se passer dans sa tête pour être aussi gentil et aussi méchant à la fois. Je me disais que c'était moi qui avait des problèmes de perception. J'ai déprimé et perdu peu à peu ma personnalité pour ne pas le décevoir. J'étais consciente qu'il me manipulait, mais je pensais être assez forte pour y résister. Il m'a eue à l'usure.

Conversation avec Ki, mon ami

-- M'a-t-il jeté comme une merde ?
-- Il a "fait de la merde", d'ailleurs il te l'a dit, et il semble qu'il faille le prendre au pied de la lettre. Du coup, il a conscience qu'il a fait de la merde et donc que c'était voulu (que ce soit de la merde) puisqu'il le savait.
-- Ou bien a-t-il fui ?
-- Ça en fait partie, c'est une des raison de ce comportement : la fuite plutôt que d'assumer et de prendre ses responsabilités, la fuite face à la remise en question qui lui pendait au nez s'il voulait continuer plus avant avec toi, autrement dit, en respectant d'autres règles du jeu que les siennes en devant tôt ou tard rejoindre les tiennes.
-- Ou bien cherchait-il à savoir à quel point j'étais accrochée ?
-- En partie oui, je pense qu'il estimait t'avoir suffisamment accroché, que tu refuserais de le laisser partir ainsi, après avoir joué ce numéro (en écho à son premier jet lorsqu'il t'a incité à "réagir", le "gifler", le "traiter de salaud"), un numéro d'ailleurs très grossier, trop grossier, quelque part le genre de numéro qu'on ne peut pas laisser passer. En tout cas, on peut aussi y voir une tentative "caricaturale" pour te faire "réagir" (mais pas dans le bon sens).
-- A-t-il raté son coup ?
-- Oui, comme d'habitude ! Les personnes prises dans de tels fonctionnement ne peuvent pas réussir quoi que ce soit sinon détruire. Autrement dit : pn = perdu, nul.
-- Mais s'il le fait, c'est que des fois ça doit bien marcher. Y a bien une fille, une ex qui le recontacte parfois, j'imagine.
-- Oui mais je ne vois pas cela comme une réussite en soi, il réussit à détruire (certainement), blesser (toujours), mais ce ne sont pas des réussites, en aucun sens, ce sont des impressions de victoire, de gain, mais en rien une réussite.
-- Ou bien m'a-t-il déjà oublié car je suis sans intérêt ?
-- Je reformulerai cette phrase différemment, d'une part, car le problème ne vient pas de ton fait, de toi, de ce que tu donne aux gens et d'autre part, car c'est précisément là que se joue une très nette différence entre lui/eux et toi/nous : le type d'intérêt que nous portons à l'autre, à autrui. Du coup, la question serait plus à reformuler en recentrant sur cette différence d'intérêts pour l'un et pour l'autre - lui cherchant à détruire, toi cherchant à construire - et en ne remettant pas en cause ton réel intérêt, autrement dit tes qualités, tes valeurs, tes particularités.
-- Ou bien tout à la fois ?
-- Il s'agit bien là de la conséquence à la très grande capacité de ces gens à brouiller les pistes, tout mélanger, noyer le poisson, mais aussi à "calculer" quelle sera la meilleure façon pour risquer le moins et gagner le plus.
-- Il a risqué de me perdre là, c'est ça que je ne comprends pas. Croyait-il vraiment que j'allais revenir après ça ? Il a investi pourtant.
-- Oui il a risqué de te perdre, mais cela peut être atténué par le fait qu'il risquait (lui) de se perdre. Je crois que dans leur folie des grandeurs, ils espèrent toujours que l'autre, s'il est prêt à accepter les conditions, revienne, que ça soit plus fort que lui, qu'il n'y résiste pas, qu'il ne résiste pas à leurs charmes irrésistibles, et cela malgré la douleur qu'ils savent avoir causé chez l'autre. Il a investi certes, mais c'est sans compter ce que toi tu as investi, je sais que tu ne souhaitais pas te donner en pâture aux porcs.
[24/11/2011 13:37] Après des années de solitude, j'ai croisé cet homme ou plutôt, il m'a choisi. Un homme compréhensif, généreux, extraverti, fin psychologue, beau, sensuel, me complimentant sans cesse. Dans son histoire, il était la victime éternelle des femmes qui n'ont pas su l'aimer. Dans sa sexualité, une quête de jouissance illimitée, cependant très ritualisée. Mon enchantement s'est vite émoussé, et l'enfer s'est installé. Une alternance d'appels téléphoniques incessants m'invitant ou m'ordonnant de venir chez lui. Je volais alors vers des moments paradisiaques où il me traitait comme une reine. Puis subitement, plus de nouvelles, pas de réponses à mes appels. J'ai décidé de mettre fin à cette histoire, douloureusement, car une dépendance s'était installée, surtout sexuelle. Devant mon rejet, il est devenu fou : humiliations verbales, insultes. Il m'a avoué consommer plusieurs femmes en même temps, jouissant de leur détresse. Je suis restée sidérée. Il m'a rappelé plusieurs jours plus tard, comme si de rien n'était et je l'ai retrouvé charmant, et encore plus charmant lorsque j'ai cédé à ses pulsions jouissives, dans une ambivalence constante amour-haine, refusant toute explication rationnelle. J'ai découvert un homme mythomane, manipulateur, vide, avec une vie relationnelle pauvre qui se nourrissait de dépendances : sexuelles, alimentaires, alcooliques, matérielles. Et pourtant ma dépendance est restée intacte, profonde, ma souffrance aussi. Même si je sais intellectuellement à qui j'ai affaire, je n'arrive pas encore à me dégager de cette emprise. Pas encore. Alors à toutes ces femmes qui vivent une situation similaire, par pitié, sauvez-vous rapidement.
[24/11/2011 13:11] C'est un conte de fée qui vire au cauchemar, je n'ai plus rien compris et j'ai eu mal, mais tellement mal, ses paroles étaient tellement blessantes, ses attitudes humiliantes. C'est tellement bas et ça fait tellement souffrir, cet être qui souffle sans arrêt le chaud et le froid, qui tire sur l'élastique. Je suis sortie de ce cauchemar, mais je reste extrêmement blessée : j'y ai tellement cru.
[24/11/2011 13:07] Ils ont besoin de personnes sympathiques, aimantes, tolérantes, joviales et qui peuvent les complimenter. C'est un peu du genre "tu m'as accordé ta confiance et bien tu vas le regretter".

Pourquoi est-il parti ?

[24/11/2011 13:01] Je l'ai rencontré il y a deux ans et demi à l'étranger et ça a été le coup de foudre immédiat, j'aimais son physique, son assurance presque arrogante et surtout son côté très fun pour un homme de 45 ans. Aujourd'hui, il ne fait plus partie de ma vie (depuis 3 semaines) et je réalise seulement maintenant, après 3 mois de supplications pour qu'il ne me quitte pas, que j'ai vécu avec lui deux ans de passion certes (du moins, je le croyais), mais aussi deux ans de stress grandissant. Je me suis coupée du monde, j'ai négligé mes enfants, je l'ai adulé tel une star, j'ai accepté des situations immondes. Aujourd'hui, je sais que je courrais à la catastrophe. Ce que j'ai du mal à comprendre, c'est pourquoi il est parti exactement, je n'arrive pas à savoir. A-t-il prémédité tout ça ? Lui ai-je juste servi de banque (car endetté jusqu'au cou) ? M'a-t-il laissé tomber parce qu'il avait récupéré son autonomie ? A-t-il vu que je l'admirais moins et il n'a pas supporté ? J'ai besoin de réponses et je piétine lamentablement.

Le "pourquoi" est tenace. Je m'assomme avec ce genre de question parfois, et mon cerveau ne trouve pas de réponse, alors il bouillonne et ne sais plus quoi penser : m'a-t-il jeté comme une merde ? A-t-il fui ? Que voulait-il ? Cherchait-il à savoir à quel point j'étais accrochée ? A-t-il raté son coup ? M'a-t-il déjà oublié ? Ou bien tout à la fois ? À mon avis, mieux vaut ne pas savoir.

Nouvelle campagne

De toute évidence, le but ici n'est pas de faire de la prévention. Si les gens savaient "comment ça marche" la violence conjugale, et bien ça ne marcherait plus, d'ailleurs, sur le site officiel, ils n'en parlent pas non plus, ils parlent de "cycles de la violence". Le seul moyen de prévenir la violence conjugale, c'est de prévenir sur les techniques de manipulation, d'emprise et sur les pervers, dénoncer ne suffit pas.

Il y avait un monstre en moi


L'autre jour, samedi 12 novembre, Thierry Ardisson recevait sur le plateau de son émission Salut les Terriens, Frédéric Matwies qui est venu faire la promo de son livre "Il y avait un monstre en moi". Il y raconte son passé d'ancien conjoint violent, l'enfer qu'il a fait subir à sa femme : coups physiques, violences verbales, humiliations. Le plus spectaculaire, c'est quand il raconte qu'il l'a mise à quatre pattes en la tenant par les cheveux pour dixit : "lui faire bouffer de la merde". Il est allé jusqu'à la tentative de meurtre, il voulait la planter, mais il a glissé et lui a transpercé le coude. Il a été condamné à 3 mois de prison avec sursis pour cela (totale impunité). L'émission se termine sur : "les femmes, attention, c'est à la première claque qu'il faut partir" genre : "si tu restes, tu es prévenue, il ne faudra pas venir te plaindre après". Pas un mot sur l'emprise, pas un mot sur la manipulation et aucune culpabilisation du bonhomme, à peine une tape sur la main alors que son bouquin est qualifié de "courageux" sous des applaudissements. C'est le monde à l'envers. Le message quasi-explicite est : "devenez violent et vous vendrez vos livres à la télé". Lien vidéo

23/11/2011

Conversation avec Ki, mon ami

-- Ça ne va pas très fort. Je suis sortie faire des photocopies, et je me suis aperçue que je n'appartiens pas à ce monde. Je fais partie de la frange des miséreux, ceux qu'on évite comme la peste. Je suis une femme seule, pauvre et sans famille. J'ai passé ma journée à avoir envie de me pendre, j'ai passé mon après-midi à préparer l'appartement. Je ne sais pas ce qui peut se passer, si l'annonce de mon téléphone fixe change, c'est que tu peux appeler les urgences.
-- Je n'ai plus de voix.
-- Pourquoi pas maintenant ?
-- C'est nul, la vie est nulle, la vie ne vaut rien.
-- J'ai lu que pour sortir de la déprime, il fallait se détacher de ses amis déprimants, je pense que tu devrais te détacher de moi, je suis un boulet mort. Je crois, que de toutes les personnes que j'ai connu, je suis celle qui a le plus échoué. Je suis la plus ratée. Pourquoi les autres et pas moi ? Qu'ont-elles de plus que moi ?
-- Ce que je dis n'a pas de sens, je délire.
-- Je ne me croyais pas aussi cruche. Je me considérais un petit peu plus que ça. Je me pensais différente.
-- Et c'est le cas je te l'assure !
-- Je ne vaux rien, je me suis vautrée.
-- Tu es une personne rare.
-- Pauvre pauvrette.
« Le choix de rester ou non avec un mpn entraine dans les deux cas le sentiment de perdre la face.
« Ce matin, mon fils me parle de celui qui vient de me "jeter" : « Mais il était amoureux ! Ça se voyait ! En plus, il faisait plein de projets avec toi ! Pourquoi t’a-t-il laissée espérer ?

ÉDIT. Quand je relis ça, cela me fait encore mal. Je pourrais dire la même chose : il était amoureux, ça se voyait, il faisait plein de projets avec moi, pourquoi m'a-t-il laissé espérer ?
« Le plus dur, c’est d'expliquer les jeux psychologiques auxquels ils jouent parce que justement, ils sont pervers. S’ils étaient "clairs", personne ne se ferait avoir et le problème ne se poserait pas. Je crois que ce qui me choque le plus, finalement, c’est la froideur de ces gens-là. Rien ne les touche et on s’épuise à tenter d’allumer quelque chose en eux.
« Même lorsqu'on a tout compris, en phase bien avancée de reconstruction, on reste encore sidérés et choqués d’une telle "aventure".
[23/11/2011 01:39] Le degré de souffrance enduré n'est pas toujours en rapport avec le temps écoulé à leurs côtés. Réaliser que de tels êtres existent suffit à nous déstabiliser pour longtemps.
[23/11/2011 01:34] Le temps nécessaire pour chaque étape de la reconstruction fut long : mélange de colère, de désir de vengeance, de frustration, de solitude, de désespoir enrobé d'un sentiment de manque inimaginable (pour qui ne l'a pas vécu). Je survivais, et puis doucement, est remonté tout ce qui fait que la vie vaut d’être vécue. D’abord fragile et intermittente, un sentiment, une sérénité retrouvés, puis naturellement, presque tout ce qui constituait mon être est revenu. Cette expérience de vie, si dure, m’a permis de me connaitre mieux, de mieux m'entourer et de mesurer plus facilement ce que peuvent m’apporter les gens (en bien ou en mal).
« Ce qui est dur à digérer, c’est que tout au long de ce genre de relation, on est sincère, on joue la transparence en pensant que l’autre fait de même, puis on s’aperçoit que non, l’autre joue un autre jeu et bafoue notre confiance. Il continue parce qu’il sait qu’à ce jeu là, il est le plus fort.

Les mots qu'ils prononcent

« Nombre d’entre nous ont connu la même histoire, à tel un point que les phrases qu’ils prononcent sont les mêmes !

Voici une liste de phrases que j'ai entendu personnellement (en marron), comparées à celles que j'ai lu dans les témoignages : les phrases qu'ils prononcent sont les mêmes, je confirme.

-- Tu vas en chier avec moi.
-- Ne reste pas avec moi, je détruis les gens.
-- Ne tombe pas amoureuse de moi, je peux être un ange, mais je peux être le diable.
-- Tu es trop gentille, tu vas en baver.
-- Tu vas en prendre plein la gueule.
-- Je peux être très très méchant tu sais ?
-- Tu es foutue.

-- Si tu n'es pas fichue de discuter...
-- Tu ne sais pas communiquer.
-- Tu ne sais pas parler.
-- Il n’y a pas moyen d’avoir une conversation avec toi.

-- Tu vas encore me prendre la tête avec ton baratin psycho de merde !
-- Arrête avec ton comportement maternant de merde !
-- Ça ne m'intéresse pas. D'accord ? Ta psychologie et toutes ces conneries !

-- Je sais que je ne montre pas ce que je ressens, et cela me joue des tours.
-- Je suis un vrai glaçon, mais tu me rends sensible.
-- Même si je n'exprime pas mes sentiments, ça ne veut pas dire que je ne ressens rien.
-- J'ai du mal à montrer mes sentiments, mais je suis très sensible.

-- Tu es devenue comme hystérique !
-- Tu es hystérique !
-- Tu es folle, tu ne sais pas te maîtriser.

-- Tu as l'air de t'en foutre, ça ne me donne pas envie de m'investir.
-- Tu ne montres pas assez ce que tu ressens.
-- J'aimerais bien que tu te montres un peu plus motivé.

-- Rira bien qui rira le dernier.
-- Tu vas voir, tu ne perds rien pour attendre !
-- Ah, je prends note, un jour ça va te revenir tu vas voir.

-- Excuse moi de ne pas avoir envie en ce moment, laisse-moi encore du temps.
-- Je souhaite continuer, mais je ne peux pas te donner plus pour le moment.

-- Des fois, quand tu parles, je n'y comprends rien et je me sens bête.
-- Tu me prends pour un con ? Je ne comprends même pas quand tu parles !

-- Je suis heureux de t'avoir rencontré, les autres étaient tellement "insipides".
-- Tu n’es pas comme les autres... les autres étaient tellement "médiocres".

-- Je ne vais pas me forcer non plus !
-- Je ne peux pas faire l'amour sur commande !

-- Je tenais à te le dire parce que je te respecte.
-- Je dis cela parce que je t'aime.

-- Tu te compliques la vie pour rien (lectures).
-- Tu me fais chier avec tes bouquins, tu ne sais même pas profiter de la vie.

-- Je n'ai pas envie de changer, ma vie est très bien comme elle est.
-- Je n'ai pas besoin d'évoluer, je me plais comme je suis.

-- Je suis un autiste des sentiments.
-- Je suis un handicapé de l'amour.

Voir aussi : les mots qu'ils prononcent sont les mêmes !
[23/11/2011 00:16] On ressort de ces histoires toutes cassées.
[23/11/2011 00:15] Pour ma part, j’ai eu une chance incroyable puisqu'il a choisi de mettre les voiles.

22/11/2011

[22/11/2011 23:43] La capacité perverse narcissique, contrairement à ce que l’on affirme (et que l’on ressent, il faut bien le dire, à leur fréquentation) a des limites et des défaillances. Ils sont plus vulnérables qu’on ne le croit.
«  "Je ne comprends pas" est la phrase qui revient le plus souvent dans le discours des patientes.
[22/11/2011 23:36] Les femmes de mpn ne renoncent jamais à rendre heureux celui qui s’obstine à les dénigrer et à les détruire. Elles s’acharnent à réanimer cet objet qui les regarde d’un œil froid. En effet, en dehors des moments de crise violente, le pervers narcissique a une impressionnante capacité à "faire la gueule". Pendant des jours, voire des semaines, il les ignore, ne leur adresse pas une parole, les traversant d’un regard qui les rend transparentes.
« Tu n’existes pas, tu es transparente, tu n’es rien, une moins que rien (...)
[22/11/2011 20:15] Les effets de la manipulation sur la victime : ce sont d’inexplicables malaises, tels qu’anxiété, sentiment d’infériorité, culpabilité, qui peuvent générer l'isolement, la peur, l’agressivité, des dépressions nerveuses, rendant la personne encore plus vulnérable à la manipulation. Ces malaises sont souvent si intenses qu’ils engendreront des problèmes liés au stress, tels que maladies nerveuses, troubles digestifs, troubles du sommeil, problèmes cardiaques, etc., voire dans les cas extrêmes pousser la victime au suicide.
[22/11/2011 20:04] Se venger, lui nuire, ou vouloir lui pardonner est inutile. Jamais il ne cherchera à se racheter. Il est très difficile de couper tout lien avec un mpn. Après avoir été maltraité, la victime devra faire le travail de reconnaitre, d'admettre et de réparer ce qu'elle a subi. Le mpn ne le fera jamais, il ne sert à rien d'attendre de lui réparation ou reconnaissance. Nier est sa raison d'être.
[22/11/2011 19:02] Le mpn est le désespoir incarné, toute ses pensées, toutes ses actions sont tournées pour nuire, une rose dans une main et un couteau dans l'autre. Se laisser toucher par un mpn, c'est se laisser toucher par le désespoir. Le désespoir empêche de lutter, empêche de se battre, il envahit la pensée et bloque toute action, il paralyse le corps, l'émotion, la créativité et l'esprit.
[22/11/2011 19:02] La victime ne doit jamais écouter ou croire ce que dit le mpn. La distance est nécessaire. Pendant le travail de guérison et de reconstruction, se prémunir du mpn est la priorité. Il faut couper toute possibilité de contact, quel qu'il soit, pour se sauver, guérir, changer, échapper à l'attraction ou au lien. Le contact fait mal, lui parler fait mal.
[22/11/2011 18:49] Nouer des liens avec un mpn est simplement impossible. Il ne peut y avoir qu'un rapport de force. Lui en a bien conscience. On ne guérit pas, on ne sauve pas, on ne pardonne pas à un mpn. Par contre, on se guérit soi, on se délivre, on change, on grandit, on construit. Construire va à l'encontre du mpn qui est : détruire.
[22/11/2011 18:46] Nuire = Perversion. Je nuis aux autres parce que l'autre veut me nuire, il faut tirer sur l'autre, le tuer, afin de ne pas être tué.

Confessions de pervers

« Un personnage uniquement, une apparence, vide émotionnellement. Une coquille vide, voilà ce qu'est le mpn. Il ne peut que promettre des choses et ne jamais tenir ses engagements, car un engagement est une contrainte émotionnelle qui pèse sur les apparences et les remet en question. On ne lui a jamais appris à lutter pour garder ce qu'il avait, on ne lui a jamais appris à se battre pour obtenir ce qu'il voulait. Le mpn est un impuissant. Il voudrait, mais il ne peut pas. Il ne veut pas s'attacher émotionnellement et il ne veut pas souffrir plus. L'attachement est une souffrance émotionnelle et physique. Il pratique donc le détachement. Pour se défendre, pour lutter, son corps créé parfois un objet de lutte, une maladie, un cancer, pour le pousser à admettre qu'il est là, vivant, qu'il doit lutter, se battre pour quelque chose. Le mpn est absent, il ferme les yeux sur tout, refuse de voir la réalité, c'est un gestionnaire du mental, le vivant est une abstraction, seules comptent les planifications du mental (mots et pensées, rigidité et nuisances). Ressentir corporellement est un danger, sensations et émotions le mettent en danger (de réapparaître). Il faut se défendre (de tout) et ne pas lutter, le monde est une nuisance, lui seul détient la vérité et tout le monde complote. Le monde est une nuisance et je dois être à mon tour une nuisance pour m'en sortir. C'est en nuisant aux autres que je pourrais montrer ma supériorité, mon contrôle.

Étonnantes confessions : déni, absence, promesses non tenues, coquille vide, danger affectif, impuissance, rêves déçus, renoncement, souffrance, tout y est. Il m'avait dit une nuit qu'il avait besoin de souffrir pour se sentir exister, que s'il ne souffrait pas, il ne se sentait pas vivant : cet aveu rejoint ce passage dans la confession : "pour se défendre, pour lutter, il créé un objet de lutte, une maladie, un cancer, pour le pousser à admettre qu'il est là, vivant, qu'il doit lutter, se battre pour quelque chose". Je lui ai répondu : "demande-toi ce qui est mort en toi et que tu cherches à maintenir en vie par la souffrance". Il a eu un accident dès le lendemain, il m'a appelé pour me le dire (chose exceptionnelle) : "je repense à ce que tu m'as dit hier, je ne sais pas si c'est vrai ou si tu as raison, je ne sais pas si c'est une coïncidence ou pas, mais en gros, ça me travaille". Il s'est blessé assez gravement trois fois dans la semaine encore, puis il a disparu, il s'est enfermé dans le mutisme, il est devenu hésitant, annulant nos rencontres, puis nous nous sommes revus, il m'a dit : "regarde, je ne me fais plus mal". Il avait l'air heureux et je l'étais aussi, car c'était la première fois qu'il faisait référence à quelque chose que nous avions vécu ensemble, comme si pour une fois, quelque chose s'était imprimé. Et puis soudainement, il a mis fin à notre relation en me fuyant comme la peste, en me balançant des horreurs. Son âpreté n'avait pas de sens, il s'est muré totalement, il n'y avait plus rien à faire.
[22/11/2011 18:37] On m'a enseigné à ne pas voir les choses, à les dissimuler, à les nier et à vite les oublier, à mentir. On m'a enseigné la privation, la frustration, celles qui te font renoncer à tout, à tout ce que tu as fait et construit dans ta vie. Le renoncement, le désespoir, que rien ne vaut la peine de lutter "pour" dans la vie, de se battre "pour".
[22/11/2011 18:31] Enfant, on ne m'a pas enseigné à me battre pour avoir quelque chose, ni enseigné la lutte pour survivre, on ne m'a enseigné que le stress de vivre, que l'autre est un stress pour soi-même, un danger, un obstacle émotionnel. On m'a enseigné la peur et la terreur. On m'a enseigné que la vie ne valait pas la peine d'être vécue, qu'il n'était pas la peine d'être, de se battre, de lutter, qu'il fallait vivre dans le déni de ce qui est, dans le déni de soi et dans le déni de l'autre, et de ne pas s'attacher émotionnellement. On ne m'a enseigné que le désespoir, la frustration, la déception et la privation. On ne m'a pas enseigné des choses positives, des valeurs positives, sur l'honneur, le courage, la famille, surmonter, me battre pour mes idéaux, mes rêves, mes désirs, mes buts, mes idées.
[22/11/2011 18:27] Au fond, le pervers narcissique est un désespéré, il faut être un désespéré total pour accepter de devenir un mpn. Seul un stress permanent et un désespoir total peuvent conduire un enfant à devenir pervers, à vivre seul, à se nier et à se renier sans cesse.
[22/11/2011 18:26] Une bonne fois pour toutes, il n'y a que moi qui m'intéresse. Toutes ces brutalités sont le fait de mon père dont j’ai suivi les traces malgré moi. Finalement, tout ce qui compte dans la vie, c'est d'être soi-même, peu importe ce que nous sommes. Il est pénible pour moi d’admettre que je me comporte comme le dernier des salauds, mais je ne changerai pas.
[22/11/2011 18:26] Je le reconnais, je n'ai jamais voulu aucun de mes trois enfants, j'ai demandé à les faire avorter, je ne m’en suis jamais occupé d'aucune sorte, ni matériellement, ni aucunement, je ne les ai jamais écouté, ni entendu, ni reconnu, ni aimé d’aucune sorte.
« Oui j'ai emmené mes enfants à la chasse et oui j'ai ricané tout en les mettant en joue avec mon fusil et oui j'ai continué à les insulter. Oui je le reconnais, mais c'est à eux de se révolter, moi je suis comme je suis.
[22/11/2011 18:26] Après avoir insulté mon patron, menacé physiquement et verbalement mes collègues et avoir été licencié pour faute grave, et bien, en faisant appel, j'ai quand même obtenu MA justice et des dédommagements. J'en suis très fier ! C'est MA réussite !
« Comprenez-moi, je voulais être libre, alors quand elle m’a dit qu’elle était enceinte, que voulez-vous, je l'ai battue, oui je l'ai battue, je le reconnais. Je lui ai dit le jour de mon mariage : "à partir de maintenant, c’est moi qui commande", et j'ai fait appliquer MA loi par la force, avec interdiction formelle de me contredire, de parler à la maison sous mon toit : "ta gueule" ! Oui je frappais ma femme et j'aimais ça et je n'ai jamais été puni pour ça.
[22/11/2011 18:26] Je ne sais pas si j'ai eu de la chance, mais je suis très fier de ce que j'ai fait à ma famille, d'avoir pu passer entre les mailles de la justice, d'avoir arnaqué le fisc et la CAF, de toucher la retraite de mon ex-femme à sa place et de même toucher de l'argent pour élever mes gosses. Dans le fond, ils n'ont pas été si  inutiles que cela.
[22/11/2011 18:26] J'ai un désir compulsif de mort, je me suis longtemps considéré comme une victime, mais je voudrais que tout le monde sache avant de mourir que j'ai dû mettre beaucoup de beignes dans la gueule de ma femme avant qu'elle ne se décide à partir en me laissant la maison, les frigos, le congélateur, la télé, tout l'électroménager et tout le mobilier. Force est de constater que si elle a attendu aussi longtemps pour se révolter et partir, c'est qu'elle devait aimer ça.
[22/11/2011 18:26] Je suis parti en emportant tout, comme un voleur, et j'ai laissé la feignasse et sa progéniture se démerder toute seule. Je reconnais que je n'ai eu de cesse de vouloir tuer mes enfants depuis leur naissance, à grand coup de "feignants", "bons à rien", "tocards" et "tu me décevras quoi que tu fasses et quoi que tu deviennes". J'ai jeté le plus petit dans un caniveau et je lui ai dit "plus tard tu me remercieras".
[22/11/2011 18:26] Une bonne fois pour toute qu'on arrête de m'emmerder avec ce que j'ai fait. Il n'est pas interdit que je sache d'épouser une femme pas trop laide, de lui pondre 3 gosses et de la battre, ce qui est interdit c'est de se faire prendre et de ce côté là, croyez-moi, je suis plutôt irréprochable.
[22/11/2011 17:56:56] Les vrais sadiques, les pervers authentiques veulent conserver le plus longtemps possible leurs victimes en bon état… de souffrance. Ils ont besoin de la souffrance de leurs victimes pour ne pas souffrir eux d’une sorte de manque. Leur équilibre tient à la souffrance de l'autre. Aussi la fuite, le refuge, la dérobade de l'autre peine et désole les vrais pervers qui ont alors un sentiment d’échec de leur part et de trahison de leur victime qu’ils ont "ratée".
[22/11/2011 17:55] Les mpn détestent ces mauvaises victimes qui ne jouent pas le jeu de la souffrance, qui s’évadent trop vite, soit dans l’inconscience, soit dans la mort. Il leur faut du solide, du résistant qu’ils pourront longuement, savamment retourner sur leur grill. Il faut toujours qu’il leur reste un petit bout de loque qui remue et crie encore quand on la touche.

Le narcissique

[22/11/2011 16:26] Qu'avez-vous lu des pervers narcissiques ? Quand je lis quelqu'un dire que "vous êtes géniale", je vois là un esprit faible caché derrière l'épaule d'une grande gueule qui assassine avec la force qu'elle n'a pas. Vous dénoncez la haine, mais vous la suintez. Plus exactement, votre narcissisme, vos outrances, votre intolérance, votre ton péremptoire, vos amalgames idéologiques sont parfois délirants. Le pire, c'est que j'aurais pu être à vos cotés, mais là, je dis stop. Il est surement vain de demander à une personne narcissique de réfléchir sur elle-même. Pourriez vous essayer de songer à vos propos ? Vous aurez beau diaboliser, traiter de faux-humains ou de sous-humains ceux que vous appelez ordures, pervers, vous ne ferez pas moins partie de cette même humanité. Ceux qui ont œuvré pour les progrès de la civilisation (Luther King, Mandela, Gandhi, le Dalaï Lama, etc.) n'étaient pas béats et naïfs, mais au contraire hautement conscients de l'ambivalence de la nature humaine. Il faut non pas de la haine, mais de l'amour pour faire une société avec son prochain, de l'amour malgré les injustices, les inégalités et le potentiel de perversité caché dans chaque individu. Alors pas d'idéalisme je vous prie, pas d'utopisme, pas d'angélisme, mais au contraire du réalisme face à la violence des hommes et de la nature. Notre seul rempart c'est l'amour. Alors chère madame, vous êtes humaine, et nous sommes liés, je vous aime même si vous haïr serait plus facile.

Commentaire toxique

[22/11/2011 14:33] Ben voilà ! C'est bien ce que je disais. La conclusion s'impose d'elle-même : le "pervers" n'y est pour rien dans vos états d'âme. C'est simplement un vide affectif que vous cherchez à combler, en utilisant l'autre comme instrument dans la recherche de votre plaisir. Moi aussi je pourrais poser sur vous un diagnostic de façon aussi brutale : vous êtes atteintes.

Cet internaute inverse les rôles et attribue aux victimes un comportement pervers (vide affectif, déresponsabilisation, instrumentalisation). Il s'appuie sur les réponses/justifications des internautes pour les enfoncer à la moindre défaillance : "regardez-vous, c'est vous les malades" ! Mécanisme typique qu'on ne décrit plus.

Commentaire toxique

[22/11/2011 13:50] Un pervers narcissique ? Ah, certaines femmes vont vite en besogne pour désigner celui qu'elles ont accueilli naguère. Diaboliser l'autre, hier aimé, aujourd'hui salaud pervers. Cette idéologie victimaire est en vogue, mais il me semble qu'il faille en relativiser la pertinence. Ériger l'autre en pervers narcissique console de la honte et de la culpabilité d'avoir tant donné, tant investi pour quelqu'un qui nous écœure aujourd'hui. L'idée d'avoir été si naïf nous est tant insupportable qu'il est encore préférable de transformer l'autre en puissance démoniaque.

Il se trompe de combat. L'idéologie victimaire et le communautarisme sont en effet en vogue (femmes, gays, noirs, juifs, etc.), mais cela n'a rien à voir avec les victimes d'agression tout court, comme les victimes de psychopathes, les victimes de viols, les victimes de prises d'otage, les victimes d'enlèvements, les victimes de braquages, les victimes de tortures, les victimes de coups et blessures, les victimes de pervers. Ces personnes-là ont été juste abusées, déchirées, volées, détruites, c'est tout, il n'y a pas d'idéologie victimaire derrière.

Commentaire toxique

[22/11/2011 13:41] La "perversion narcissique" est juste une étiquette plaquée sans réel discernement sur quelqu'un qui vous a fait souffrir. Une "victime" de mpn est tout aussi "coupable" que le mpn : si le mobile ou la motivation de la "victime" était simplement d'aider l'autre, sans rien attendre en retour, il n'y aurait pas de souffrance. La victime est donc tout aussi "déséquilibrée" que le "pervers" lui-même, par son attachement égoïste, passionnée et maladif.

Cet internaute juge et accuse les victimes d'inventer, d'être incapables d'assumer et de crier au pervers pour se déresponsabiliser ; en d'autres termes, il accuse les victimes d'avoir un comportement pervers. Mais cela ne lui traverse jamais l'esprit qu'elles puissent dire la vérité ? Ces situations existent, mais il est difficile de l'admettre, c'est pour cela que les victimes s'entêtent : elles n'arrivent pas à y croire elles-mêmes ! Il faudrait que les gens comprennent qu'il n'y a pas de "coupable" dans ces histoires, il y a juste un pervers et une souffre-douleur.

Dernière journée

Je me souviens de cette journée où je regardais ailleurs. Il a été obligé de crier deux fois "regarde-moi" pour que je tourne mes yeux vers lui. Et pour la première fois, je l'ai trouvé minable, ridicule dans ses postures, tout petit, pas attirant. Il persistait et signait, et s'entêtait à rester froid, distant, décevant. Le soir venu, je l'ai senti irrité et tendu, prêt à exploser. J'espère qu'il a vécu notre histoire comme une défaite. J'ai lu que certains pervers pouvaient patienter très longtemps. En attendant, chaque jour est comme une gifle. Il s'est couvert en disant qu'il n'en avait rien à foutre, mais il n'aurait pas tant insisté sur ce point si c'était vrai.

21/11/2011

[21/11/2011 22:22] Cette souffrance est inqualifiable, horrible, elle me tient les tripes en permanence, elle m'abat le matin en me levant, elle m'enlève l'énergie qu'il me faudrait pour lutter. Quand rien n'est dit, quand l'autre vous jette sans un mot, sans explication comme si vous étiez une merde, comment faire pour ne pas tomber ?

Conversation avec Ki, mon ami

-- Cela me peine que tu sois tant peinée.
-- J'aurais tant voulu pouvoir partager quelque chose avec lui, je n'ai rien à garder de cette histoire, rien. Si j'avais attiré son attention, si j'avais été un minimum la "bonne victime", j'aurais au moins quelque chose à conserver, et puis il m'aurait rappelé.
-- Il convient de garder à l'esprit que la "bonne victime" (autrement dit, la personne incapable de se défendre) n'a pas d'avenir tant qu'elle reste "bonne victime".
-- Elle reste avec lui au moins.
-- Si tu avais été celle-là, il t'aurait détruite davantage.
-- "Si tu partais avec moi au bout du monde, cela pourrait être fabuleux".
-- Il ne peut en effet offrir que du vent (promesses non tenues), que du chiqué (pâles copies de choses réelles) et des projections (choses non-factuelles). Ces personnalités-là ne sont capables que de faire "miroiter", que de "renvoyer l'image de". Un reflet dans un miroir a-t-il une consistance ? Existe t-il réellement quand celui ou celle qui est face au miroir ne s'y trouve plus ?
-- Le voyage en lui-même m'importait peu, j'avais juste envie d'être avec lui. Si j'avais été "mieux" peut-être que... si j'avais été quelqu'un d'autre, quelqu'un de plus passionnant, de plus "correspondant" à ses attentes ? Je n'étais pas celle qu'il attendait, je n'étais pas la bonne, celle pour qui il s'investira.
-- Et comment s'investit-il de fait ? N'est-ce pas en écrasant progressivement l'autre ? Et en la détruisant ou la poussant à se détruire elle-même à petit feu ? Si on ne retient en effet que ce "bon" coté des choses, cela peut effectivement être regrettable. Mais il est indispensable de ne pas omettre le "mauvais" coté des choses.
-- Il m'a dit : "tu ne me manques pas, je n'ai pas besoin de toi". Il a manifestement besoin d'être en état de manque vis à vis d'une personne, il doit se sentir "accroc" ; c'est ce que j'envie à la plupart des autres victimes.
-- Pourquoi est-il accroc ?
-- Si je le savais, il ne m'aurait pas jeté.
-- Ne penses-tu pas que ces gens-là sont accrocs (donc dépendant), car si l'autre n'est pas là et/ou ne lui renvoie pas ce qu'ils veulent, ils n'existent pas ? Et que veulent ils ?
-- Je ne sais pas.
-- Aide-moi mon amie.
-- Je ne sais plus, je m'embrouille. Je me sens tellement transparente, inadaptée. J'ai l'impression de ne rien avoir d'aimable.
-- Pourtant tu l'es, tu as beaucoup de valeurs, de qualités.
-- J'ai été jetée.
-- Et j'ai envie de dire : force et honneur !
-- Et j'ai le cœur brisé. Le dernier soir, j'espérais tellement qu'il s'excuse, qu'il fasse machine arrière, qu'il me rattrape dans l'ascenseur, qu'il me prenne dans ses bras, qu'il se fasse pardonner, il aurait pu me récupérer facilement s'il l'avait voulu.
-- Il pouvait peut-être "t'avoir" de cette manière, mais tu t'obstinais (pour lui) à trop tirer les choses du bon coté.
-- Ses messages étaient clairs, pourquoi me suis-je entêtée ?
-- C'est précisément parce qu'ils ne l'étaient pas. Quand quelqu'un ne nous dit ni oui ni non, que penser ? Surtout quand il semblait dire oui, et qu'on souhaite que ce soit oui ? D'ailleurs, à ce propos, tu ne voulais pas lui faire dire oui ou non, tu souhaitais qu'il précise lui-même ce qu'il voulait, alors qu'il disait un coup l'un, un coup l'autre (sans l'exprimer clairement).

20/11/2011

Ce que j'aimais en lui

Il s'est fait passer pour quelqu'un comme moi. Il semblait solitaire, je-m'en-foutiste, anarchiste, blasé, un peu fou, et en même temps rêveur, sensible, généreux et fragile. Il était timide, mais aussi grande gueule. Il semblait un peu perdu, apeuré et triste, il semblait se chercher et était bourré de contradictions : tendre, attentionné et distant, soigneux et négligé, simple et compliqué, fêtard, noctambule, décalé. Finalement, c'est moi que j'ai aimé en lui, je me suis projetée, je lui ai attribué mes traits de personnalité. La révélation a été un peu rude. Il s'est révélé assez vite fuyant, hermétique, vantard et superficiel, puis graduellement, sournois, menteur et malhonnête, et pour finir, violent, impitoyable et hostile. C'est un peu comme Dark Vador qui fait son coming out : "je suis ton père" = ton père est un monstre, ton père est le mal intégral. C'est le même phénomène là, cet homme que j'appréciais particulièrement, dont je tombais gentiment amoureuse, était en fait l'antithèse de tout ce que j'affectionne, l'opposé de ce qui est bon en l'homme.